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Code des transports

Article R3120-8-1 Les conducteurs venant d’un autre pays européen

En clair

Un ressortissant de l’Union européenne ou de l’EEE peut faire reconnaître son aptitude par un titre de formation de son pays ou par un an d’expérience au cours des dix dernières années. Le préfet peut exiger une épreuve d’aptitude ou un stage d’adaptation, et contrôler le niveau de français.

Concrètement : Pour un conducteur VTC, c’est le préfet du département de domicile qui constate l’aptitude (le préfet de police à Paris).

Le texte officiel

I.-Les conducteurs, ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un Etat partie à l’Espace économique européen, qui souhaitent exercer de manière durable leur profession sur le territoire national, peuvent justifier de leur aptitude professionnelle de conducteur pour exécuter les prestations mentionnées à l’article L. 3120-1 :

1° Soit par la production d’une attestation de compétences ou d’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un de ces Etats lorsqu’une telle attestation ou un tel titre est exigé pour exécuter ces prestations ;

2° Soit par la production de toute pièce de nature à établir une expérience professionnelle dans l’exercice de cette profession d’une durée minimale d’un an à temps plein, ou à temps partiel pour une durée équivalente, au cours des dix dernières années.

II.-L’aptitude professionnelle est constatée :

1° Pour les demandeurs souhaitant exercer une activité de conducteur de taxi, par le préfet du département dans lequel le demandeur souhaite exercer son activité ou par le préfet de police dans sa zone de compétence ;

2° Pour les demandeurs souhaitant exercer une activité de conducteur de voiture de transport avec chauffeur ou de conducteur de véhicules à deux ou trois roues motorisé, par le préfet du département de leur domiciliation ou par le préfet de police dans sa zone de compétence.

III.-Le préfet de département ou le préfet de police dans sa zone de compétence peut soumettre le demandeur à l’obligation, au choix de ce dernier, de passer avec succès une épreuve d’aptitude ou de suivre un stage d’adaptation lorsque les compétences qu’il a acquises au cours de son expérience professionnelle ou au moyen de la formation qu’il a reçue dans son Etat d’origine ne couvrent pas, en ce qui concerne les matières essentielles à l’exercice de son activité, la différence constatée entre, d’une part, la formation reçue dans son Etat d’origine et, d’autre part, les compétences validées par l’examen prévu à l’article R. 3120-7.

IV.-Les personnes mentionnées au I doivent disposer d’un niveau en langue française suffisant pour exercer la profession souhaitée. Le préfet du département ou, dans sa zone de compétence, le préfet de police, peut organiser un contrôle de ce niveau de connaissance après la reconnaissance des qualifications professionnelles et s’il existe un doute sérieux et concret sur le niveau suffisant des connaissances linguistiques du professionnel au regard des activités qu’il entend exercer.

V.-Les modalités d’application du présent article, notamment le contenu des mesures de compensation prévues au III et du contrôle linguistique prévu au IV, ainsi que les modalités selon lesquelles le préfet ou le préfet de police établit un rapport annuel rendant compte de son activité en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles, sont précisées par arrêté du ministre chargé des transports.

En vigueur depuis le 12 août 2026 · Modifié par Décret n°2026-764 du 5 août 2026 - art. 1

Source : Légifrance, version en vigueur au 25 octobre 2026. Voir sur Légifrance. Texte reproduit sous Licence Ouverte 2.0. En cas de doute, seule la version publiée sur Légifrance fait foi.

Dans le livre

  • Fiche A2.4 · L’examen, seule porte d’entrée

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